Accaparament des terres et autonomie alimentaire en Colombie

L’accaparement de terres en Colombie : une menace pour les droits humains et l’environnement.

Pays de 43 millions d’habitants, la Colombie connaît depuis plus de 50 ans un conflit armé interne entre les groupes d’opposition, les paramilitaires et les forces de sécurité gouvernementales. La persistance de cette guerre, en présence de multiples acteurs aux logiques territoriales diverses, a généré une profonde crise humanitaire et sociale ainsi que des violations massives des droits humains. Cette situation a des répercussions importantes sur la population civile, surtout dans les zones rurales. Historiquement lié aux accaparements de terre, le conflit, teinté d’enjeux économiques importants, a provoqué le déplacement forcé de trois à cinq millions de personnes, les spoliant ainsi de plus de huit millions d’hectares parmi les meilleures terres.

Le 15 octobre dernier a eu lieu au Sénat belge sous le parrainage de la Sénatrice Olga Zrihen une Conférence internationale sur l’accaparement des terres et l’autonomie alimentaire en Colombie. Organisée à l’initiative de la Coordination belge pour la Colombie (CBC) la rencontre réunissait des experts et des représentants de la société civile belges et colombiens ainsi que des parlementaires belges. L’occasion d’aborder un sujet crucial et complexe, intrinsèquement lié au dialogue de paix colombien et à la résolution du conflit armé. Cette séance prenait également place à la veille d’une mission économique princière belge en Colombie et dans la perspective d’une ratification belge de l’Accord de libre-échange entre l’UE, la Colombie et le Pérou appelée de ses voeux par notre actuel gouvernement. L’analyse qui suit s’appuie sur les communications des différents intervenants ; en particulier Manuel EGGEN, Juriste et expert en accaparement de terres et souveraineté alimentaire pour l’organisation Fian Belgium et Paula ÁLVAREZ, experte en politiques publiques, environnementales et rurales et Directrice de l’association Derechos, Diversidad y Selvas (DEDISE).

Lire l’analyse complète sur le site du PAC