Octobre 2006 :

Le Croco n°30. Xavier Delwart, de la FUGEA : "La demande d’une agriculture de qualité devrait nous amener à réduire fortement la productivité des entreprises agricoles motorisées et intensives qui représentent moins de 5 % des paysans dans le monde, (...) ce qui s’oppose à la vision de la plupart des dirigeants politiques et économiques. Pour eux, une société moderne n’a quasiment plus de paysans ! Voir Croc’Monsieur.


A voir : le Festival des Libertés, du 9 au 18 novembre. Infos sur http://www.festivaldeslibertes.be/fr/

Croco Crocobouquin
Dans son Histoire des faits économiques, Odile Castel étudie le développement du système capitaliste à travers ses différentes phases depuis le XVIe siècle en posant deux questions : « Ce modèle est-il reproductible à l’échelle mondiale ? » et « Est-il soutenable à long terme ? ». La conclusion pose la question de l’avenir du modèle de développement : « Il faut espérer que le capitalisme du XXIe siècle saura inventer un nouveau modèle de développement ». Pour réaliser cette mutation, Odile Castel insiste sur le rôle des sociétés civiles qui sont en train de se structurer.
Croco Croconcours
Vous voulez gagner le livre d’Odile Castel ? Répondez à une question et vous serez peut-être le (la) lauréat(e) qui sera tiré(e) au sort parmi celles et ceux qui auront donné la bonne réponse ! Attention, votre réponse doit nous parvenir avant le 10 novembre.
Croco Crocochiffre
Si l’on exclut la Chine, 9 pays (alors que l’ONU compte 192 Etats membres et l’OMC 149) monopolisent 50 % du commerce mondial ! Ces neuf pays totalisent à peine 11 % de la population mondiale. A part le Japon, ils sont tous situés en Europe occidentale (6 pays) et en Amérique du Nord (2 pays).
Croco Crocodileries
"On est toujours le croco de quelqu’un." Proverbe d’origine indéterminée.
Croco Croculture
« Malgré tout ce qui est fait pour les voir disparaître, je voudrais rendre hommage aux Indiens du Chiapas, avec mes armes de toujours : les marionnettes, les bouts de ficelle, l’humour. » Ivan Fox, comédien, avec son nouveau spectacle, Taniperla, veut raconter comment les communautés indiennes du Chiapas survivent, malgré l’hostilité des gouvernements mexicains, malgré une mondialisation qui fait tout pour qu’on les oublie, malgré un traité de libre commerce entre le Mexique et les Etats-Unis qui a effacé de la Constitution mexicaine le seul article qui garantissait le droit des Indiens à utiliser leurs terres.

La pauvreté, c’est nos oignons !

L’alternative de la souveraineté alimentaire consiste à garantir aux Etats et aux populations le droit de définir des politiques agricoles qui répondent de manière spécifique aux enjeux économiques, sociaux, environnementaux et culturels de chaque région du monde. Elle inclut le droit à l’alimentation et aux ressources de production alimentaire, ainsi que le devoir de ne pas déstructurer les agricultures d’autres pays par des pratiques de « dumping ». C’est pour promouvoir cette alternative que le CNCD-11.11.11 et la plate-forme souveraineté alimentaire mènent campagne en Belgique francophone et germanophone en lançant, notamment, une pétition.

Crocotoon

Dans le cadre du lancement de la campagne 11.11.11 « La pauvreté c’est nos oignons ! Nourrir la planète n’a pas de prix », qui se déroulera du 10 au 19 novembre, Pierre Galand, Sénateur, et Marc Tarabella, Député européen, vous invitent au débat organisé par la commission conjointe « Mondialisation » et « Agriculture » de l’Institut Emile Vandervelde, sur le thème : « Libéralisation agricole versus souveraineté alimentaire :Situation, enjeux et alternatives », le mercredi 8 novembre, de 12h30 à 14h30 au Siège du PS, Bd de l’Empereur, 13 - Salle du bureau. Plus d’Info

Des pommes, des poires et...

... des tomates, des oignons, de l’huile, du sucre, des pommes de terre, de la viande et peut-être quelques fruits .. ? « Ai-je bien tout pris ? » On se demande rarement : « Au fond, d’où l’ai-je pris ? ». Si vous vivez dans une ville européenne, il est probable que les tomates fraîches viennent d’Algérie, du Burkina Faso ou des plaines fertiles du Maroc, et non plus, comme il n’y a pas si longtemps, d’Espagne ou d’Italie. Le consommateur de Casablanca pourra lui aussi bénéficier de la chute des prix garantis par l’accès au supermarché global, mais en rentrant chez lui, des factures particulièrement salées l’attendront – l’eau ou l’électricité – et il ne pensera pas à mettre en relation ces augmentations avec les fraises vraiment pas chères qu’il a achetées. Et pourtant c’est justement en s’ouvrant encore plus au marché que son pays a cédé la gestion de ces secteurs importants à une puissante multinationale européenne ... Pour en savoir (beaucoup) plus !

La Colombie, Etat de droit ?

Iván Cepeda est l’un des fondateurs de la Fondation Manuel Cepeda Vargas, une organisation de défense des droits humains. Elle tient son nom du père d’Iván, ancien sénateur de l’Union patriotique, un parti de gauche, tué en 1994 dans une attaque menée par des membres des forces armées et des paramilitaires. Iván Cepeda et sa fondation jouent un rôle majeur au sein du Mouvement des victimes des crimes de l’État, une coalition d’ONG qui agit en faveur des familles des personnes tuées par l’armée ou ses alliés paramilitaires au cours des quarante années de guerre civile. Il était récemment en visite en Europe en compagnie de Gustavo Gallon, Directeur de la Commission Colombienne des Juristes, afin d’alerter un certain nombre de décideurs internationaux sur le danger que représente la Loi dite « de Justice et Paix », instaurée par le gouvernement colombien. Le Croco les a interviewés.

L’Europe est vache.

L’importation massive de poudre de lait en Afrique est fort ancienne. Par là, elle a empêché le développement de la filière lait. Comme rien n’a été construit, il n’y a rien à détruire ! Pourtant plus de 10 % de la population du Burkina Faso est composée d’éleveurs : les Peuls. Avec le développement des villes, on aurait pu assister à celui de la filière lait. Il n’en a rien été. Pour différentes raisons, dont la principale est l’importation massive du lait en poudre qui arrive en Afrique à un prix très bas (grâce à diverses subventions) et qui a empêché jusqu’à aujourd’hui la filière lait de se développer normalement au Burkina Faso et dans les autres pays du Sahel africain. Pour lire l’article complet sur ABC Burkina ou découvrir la campagne Alimenterre de SOS Faim.

Croc’Monsieur

Xavier Delwarte, de la FUGEA (Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs), lutte avec son organisation contre la discrimination dont souffrent les petites fermes en Wallonie.

The Meatrix and Store Wars.

Vous ne connaissez pas The Meatrix et Store Wars ? Découvrez-les et voyez certains dessous (pas très chics, mais très chocs) de l’industrie alimentaire !

Les temps sont mûrs ... pour les murs !

Le mur de la honte se trouve maintenant en Israël, a écrit un tagueur sur un des tronçons restants du mur de Berlin, Ce télescopage symbolique de deux réalités historiques traumatisantes a poussé le photographe berlinois Kai Wiedenhöfer à retourner dans les Territoires occupés pour couvrir la construction de ce nouveau rideau de béton. Quant au débat sur l’immigration clandestine aux Etats-Unis, il va aboutir à la construction d’un mur de 1.100 kilomètres à la frontière méridionale du pays. Une politique répressive qui indigne les éditorialistes d’Amérique centrale et du Mexique.

Destinations de rêve : gagnants et perdants.

De 20 millions de déplacements touristiques hors des frontières nationales dans l’immédiate après-guerre, on est passé à 808 millions en 2005 ! Les estimations de l’Organisation Mondiale du Tourisme prévoient le chiffre d’un milliard en 2010 ! Si l’explosion du tourisme repose sur sa démocratisation pour les classes moyennes des pays riches, son internationalisation n’en confirme pas moins son caractère inégalitaire. Révélateurs des disparités Nord-Sud, les flux touristiques creusent les écarts : les tour-opérateurs transnationaux se partagent une part croissante des profits et le « premier monde » s’impose toujours comme le principal émetteur et récepteur des « migrants de plaisance ». Pour autant, le tourisme est devenu la première source de devises pour un tiers des pays en développement. A quels coûts sociaux, environnementaux et culturels ?
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