Suite à la guerre offensive menée par Israël au Liban, la plupart des commentateurs du conflit israélo-palestinien soulignent désormais la nécessité d’une solution négociée acceptable par toutes les parties comme préalable à toute issue politique globale et durable dans la région. découvrant ainsi ce que d’aucuns pourtant défendaient avec force depuis des lustres. Vu d’Israël, ce scénario a du mal à se frayer un chemin, les forces politiques hostiles à cette voie étant actuellement majoritaires. Des voix discordantes et courageuses s’élèvent toutefois pour défendre une politique de paix et de justice. Quatre exemples :
Gidéon Levy, éditorialiste à
Ha’Aretz, fait le constat amer d’un Israël sombrant dans un nationalisme obscur et déplore le ralliement de la gauche sioniste au consensus guerrier. Gidéon Samet, journaliste à
Ha’Aretz aussi, énumère les évolutions nécessaires de la société israélienne, et souligne le besoin d’une Europe volontaire pour arriver à un accord à l’échelle régionale.
Menachem Klein, professeur à l’université Bar Ilan, pense qu’Israël se trompe de guerre, et condamne l’unilatéralisme de la politique de l’Etat hébreux. Enfin,
Uri Avnery, écrivain et journaliste, fondateur de
Gush Shalom (Bloc de la Paix) nous ramène aux sources du conflit, dénonçant par là le choc des civilisations pour rappeler que le nom du jeu est domination.